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Tech due diligence : 5 erreurs qui peuvent pénaliser votre valorisation

Temps de lecture : 5 min

Date de modification : 27 mars 2026
Une tech due diligence bien préparée facilite directement une transaction d’acquisition. Pour un fonds de private equity, elle constitue un point d’entrée pour évaluer la qualité d’un actif technologique, ses risques et sa capacité à soutenir la croissance. Parmi les facteurs clés pour réussir une tech due diligence, la capacité de l’équipe dirigeante et technique de la société cible à présenter sa technologie de manière claire, structurée et maîtrisée joue un rôle déterminant. Des erreurs à ce stade peuvent rapidement peser sur la confiance et la valorisation. Dans cet article, nous présentons les 5 erreurs les plus fréquentes lors d’une tech due diligence dans un contexte d’acquisition, ainsi que les pratiques à mettre en place pour les éviter et aborder une transaction dans de bonnes conditions.
5 mistakes that can ruin a tech due diligence
5 mistakes that can ruin a tech due diligence

Les points clés à retenir

  • Une Tech Due Diligence mal préparée peut ralentir l’acquisition et impacter directement la valeur de l’actif technologique
  • Les investisseurs évaluent autant la technologie que la capacité de l’équipe à la maîtriser et la présenter clairement
  • La cybersécurité doit couvrir l’ensemble de la surface d’exposition, pas uniquement la production
  • L’open source introduit des risques techniques et juridiques qui doivent être maîtrisés
  • Une dépendance à des personnes clés ou un stack trop complexe augmente le risque opérationnel
  • Un produit trop spécifique par client limite la scalabilité et la capacité à industrialiser le modèle

Arriver mal préparer et donner des réponses floues

Répondre de manière vague ou orientée marketing au lieu de démontrer une maîtrise technique claire, structurée et documentée de l’actif technologiques.

Pourquoi c’est un problème

Lors d’une Due Diligence Technologique, les auditeurs cherchent avant tout à évaluer la maturité technique et la maîtrise du système par l’équipe. Des réponses floues ou approximatives donnent immédiatement l’impression que l’équipe ne connaît pas réellement son architecture ou ses contraintes techniques.

Bonnes pratiques

  • Maintenir une documentation technique à jour (architecture du système, infrastructure technique, pipelines de déploiement, sécurité des accès et des données)
  • Être capable d’expliquer ce qui fonctionne bien, ce qui est en cours d’amélioration et les limites existantes.
  • Présenter une roadmap produit structurée et crédible
  • Apporter des réponses techniques, factuelles et précises, sans approche marketing
  • Rester transparent et mesuré, sans sur-promesse ni anticipation inutile des questions

Limiter la cybersécurité à l’environnement de production

Se concentrer uniquement sur la sécurité de la production et négliger les autres surfaces d’exposition.

Pourquoi c’est un problème

Lors d’une Tech Due Diligence, les investisseurs et leurs auditeurs analysent l’ensemble de la surface d’attaque de l’entreprise. Cela inclut les sous-domaines, les environnements de test, les endpoints exposés ou encore certains outils internes accessibles.

Dans les opérations de private equity ou de M&A, des scans réseau externes sont fréquemment réalisés afin d’identifier des points d’accès exposés sur Internet, en particulier lorsque l’entreprise traite des données clients sensibles.

Se concentrer uniquement sur la production laisse des zones non sécurisées, ce qui peut être interprété comme un manque de maîtrise globale des risques cyber.

Bonnes pratiques

  • Cartographier l’ensemble des services exposés (sous-domaines, APIs, environnements de staging)
  • Vérifier régulièrement les points d’accès externes
  • Sécuriser les postes de travail des développeurs, les outils internes ainsi que les accès aux bases de données sensibles
  • Mettre en place des standards de sécurité incluant le MFA (authentification multi-facteurs), une gestion rigoureuse des accès et un monitoring continu des vulnérabilités

Penser que l’open source est “gratuit” et sans risque

Utiliser des librairies open source sans maîtriser les dépendances, les versions et les licences associées.

Pourquoi c’est un problème

L’open source est au cœur de la plupart des produits logiciels modernes, mais il crée deux types de risques majeurs :

  • Un risque cybersécurité : une part significative des vulnérabilités provient de dépendances open source non mises à jour. Lors d’une Due Diligence Technologique, les auditeurs vérifient les versions utilisées, les vulnérabilités connues ainsi que les dépendances critiques.
  • Un risque juridique et de propriété intellectuelle : l’open source n’est pas forcément gratuit ni sans contraintes. Certaines licences, notamment copyleft, peuvent imposer des obligations fortes, comme publier le code dérivé ou rendre certaines parties du produit open source, ce qui peut être incompatible avec un logiciel propriétaire.

Bonnes pratiques

  • Maintenir un inventaire complet des dépendances open source (SBOM), permettant de recenser l’ensemble des composants utilisés dans le produit
  • Identifier clairement les licences associées, afin de comprendre leurs conditions d’usage et leurs éventuelles contraintes
  • Mettre en place un processus d’approbation des librairies open source utilisées
  • Mettre en place des outils permettant de scanner automatiquement les vulnérabilités et les contraintes de licences
  • Mettre à jour régulièrement les dépendances open source utilisées dans le produit

Être trop dépendant de quelques personnes clés

Avoir une architecture et une organisation qui reposent sur quelques développeurs indispensables, détenant une partie significative de la connaissance technique.

Pourquoi c’est un problème

Lors d’une acquisition, les investisseurs évaluent également la résilience de l’équipe technique. Si la connaissance critique est concentrée sur une ou deux personnes, le risque opérationnel devient immédiatement plus élevé, notamment en cas de départ ou d’indisponibilité.

Un autre point d’attention concerne un stack technologique trop dispersée, avec de nombreux langages et frameworks utilisés selon les produits. Cette accumulation complexifie la maintenance, réduit l’efficacité des équipes et ralentit la capacité de recrutement.

Bonnes pratiques

  • Documenter l’architecture et les systèmes afin de rendre le fonctionnement de la plateforme compréhensible sans dépendre d’une seule personne
  • S’assurer que la connaissance technique est partagée au sein de l’équipe (revues de code, documentation interne, transmission entre développeurs)
  • Standardiser le stack technologique pour éviter la multiplication des langages et frameworks selon les projets
  • Limiter le nombre de technologies utilisées en privilégiant un nombre restreint de langages backend et un frontend homogène

Multiplier les développements spécifiques pour les clients

Intégrer du code spécifique pour chaque client directement dans le produit, au lieu de maintenir une logique standardisée.

Pourquoi c’est un problème

Le produit devient rapidement plus complexe, plus fragile et plus difficile à maintenir. Chaque évolution ou mise à jour peut impacter des développements spécifiques, ce qui augmente le risque de régression.

À terme, cela limite la scalabilité du modèle SaaS, car le produit s’éloigne d’un standard unique et devient dépendant de cas particuliers.

Bonnes pratiques

  • Concevoir des fonctionnalités génériques et configurables, permettant d’adapter le produit aux besoins clients sans modifier le code pour chacun
  • Utiliser des mécanismes simples (paramétrage, options activables, modules complémentaires) pour répondre aux spécificités clients sans complexifier le produit
  • Maintenir un produit unique, commun à l’ensemble des clients
  • Éviter de créer des versions différentes du produit pour chaque client, ce qui rend la maintenance plus complexe et augmente les risques d’erreur

Anticiper les risques tout au long du cycle d’investissement

Pour anticiper ces erreurs opter pour la Continuous Diligence de Vaultinum et une tres bonne idée,elle permet d’évaluer régulièrement les principaux risques technologiques et de et d’améliorer progressivement la qualité de l’actif technologique, tout au long du cycle d’investissement.

Cette démarche prépare efficacement les étapes clés de la transaction, notamment l’exit, en mettant en place une Vendor Tech Due Diligence côté entreprise cible pour identifier les points de vigilance en amont et présenter la technologie de manière claire aux investisseurs.

En parallèle, cette préparation permet d’aborder la Due Diligence Technologiquee côté investisseur dans de meilleures conditions, avec un niveau de transparence et de maturité attendu.En accompagnant les équipes dirigeantes et techniques de la société cible tout au long du cycle d’investissement, de l’acquisition à l’exit, Vaultinum contribue à sécuriser l’analyse, renforcer la crédibilité du dossier et optimiser les conditions de la transaction.

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A propos de l'auteur, Marine Yborra
  • Marine est Directrice Marketing de Vaultinum. Spécialiste du branding et de l'activation de marques, elle possède une expérience internationale dans le BtoB et le BtoC.